Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société État islamique État islamique État islamique Cette Française est, à ce jour, la seule « revenante » du groupe Etat islamique à être jugée pour une tentative de meurtre commise en Syrie. Son procès, qui devait s’ouvrir jeudi matin à Paris, a été renvoyé. Article réservé aux abonnés Que s’est-il passé dans cet appartement de Rakka, capitale syrienne de l’organisation Etat islamique (EI), en ce printemps 2014, lorsque Vanessa B., mère de deux jeunes enfants, a tiré à bout portant sur son djihadiste de mari avec le fusil à pompe qu’il lui avait offert en cadeau de mariage ? Hospitalisé en urgence, Mohamed S. avait failli succomber à ses blessures. Quant à la jeune femme, elle a échappé de justesse à son exécution d’une balle dans la tête, comme le prévoyait la loi en vigueur dans le pseudo-califat de l’EI. Cet épisode de violence conjugale en terre de djihad sera l’un des nombreux faits examinés par la cour d’assises spéciale de Paris, à l’occasion du procès de cette « revenante » de Syrie âgée de 38 ans, renvoyée pour pas moins de trois infractions : « association de malfaiteurs terroriste », « soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la sécurité et l’éducation de ses enfants » et « tentative de meurtre sur concubin ». Vanessa B. est, à ce jour, la seule « revenante » jugée pour une tentative de meurtre commise en Syrie. Son procès, qui devait s’ouvrir, jeudi 4 juin matin, a finalement été renvoyé à une date ultérieure à la demande de la défense, la cour estimant que les deux jours initialement prévus pour les débats n’étaient pas suffisants et qu’il n’était « pas raisonnable » de juger l’accusée dans ces conditions. Quand son procès s’ouvrira, la cour tentera d’appréhender la personnalité de cette femme abîmée, son enfance volée, sa conversion à l’islam et la radicalisation qui s’est ensuivie. La quête identitaire de Vanessa B. est en effet complexe et tourmentée. Ses parents biologiques, Charlie et Anne-Bernadette – dont les origines maghrébines ne transparaissent pas dans leur état civil – étaient défaillants : sa mère était alcoolique, et son père, dont elle dit qu’il avait les « mains baladeuses », a été condamné pour des agressions sexuelles commises sur sa belle-fille. Il vous reste 74.01% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
La vie cabossée de Vanessa B., jugée pour avoir tenté de tuer son mari djihadiste avec un fusil à pompe en Syrie
Cette Française est, à ce jour, la seule « revenante » du groupe Etat islamique à être jugée pour une tentative de meurtre commise en Syrie. Son procès, qui devait s’ouvrir jeudi matin à Paris, a été renvoyé.







