Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Les députés socialistes viennent de boucler une proposition de loi pour permettre à la France de tenir des mois si aucun budget ne peut être adopté. Le gouvernement, lui, ne veut pas entendre parler d’une nouvelle loi spéciale. Article réservé aux abonnés Comment éviter le crash annoncé ? Plus l’échéance approche, plus les responsables politiques s’alarment à l’idée d’un Etat bloqué financièrement en 2027, sans vrai budget jusqu’en août ou septembre. Du jamais-vu sous la Ve République. Les parlementaires phosphorent, le gouvernement sonde les experts et multiplie les mises en garde. Et un clivage net apparaît : la gauche juge possible de tenir jusqu’à l’élection présidentielle grâce à une « loi spéciale » revue et corrigée, Sébastien Lecornu et ses ministres n’en veulent surtout pas. Témoin, la proposition de loi organique que vient de boucler Philippe Brun. Ces deux dernières années, en l’absence de majorité à l’Assemblée, la France a été incapable d’adopter une loi de finances dans les temps, constate le député socialiste de l’Eure, et spécialiste des finances publiques. A chaque fois, il a fallu recourir à une « loi spéciale », un texte d’urgence autorisant provisoirement l’Etat à percevoir les impôts existants et payer les fonctionnaires, voté à l’unanimité pour tenir jusqu’à l’adoption d’un budget en bonne et due forme. De quoi éviter le « shutdown », mais avec des crédits gelés à leur niveau de l’année précédente, et sans aucune modification de la fiscalité ni dépense nouvelle. Il vous reste 78.11% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.