En 2019, Jonathan Rancourt travaillait chez Gearbox Studio Québec. Mais ce n’est pas au sein de ce studio dit AAA qu’il allait faire le jeu de son cœur. Aidé de son ami Frédérick Gagnon, dont l’expérience en animation l’a amené à œuvrer dans le domaine du jeu vidéo et du cinéma, il a commencé sur son temps libre à développer le prototype d’un jeu qui deviendra, sept ans plus tard, Voidling Bound : le premier titre du studio indépendant basé à Québec Hatchery Games.« J’avais eu le besoin depuis à peu près 2014 de me trouver une alternative à Pokémon », explique Jonathan Rancourt, rejoint par visioconférence quelques semaines avant le lancement de Voidling Bound mardi. « Quand on s’est lancé, c’était un projet à quatre personnes, on a sauté un peu sans filet. On s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire avec ça : on avait un petit prototype juste de la génération de créatures qu’on a dans notre jeu, puis on y croyait assez. »C’est donc Simon Grelier et Carl-Simon Picard qui ont complété le quatuor de fondateurs de Hatchery Games. Les quatre développeurs s’étaient rencontrés en travaillant sur la franchise Skylanders pour le studio Beenox. « On arrivait tous un peu avec ce bagage d’expérience qui était très axé autour des créatures, des monstres », souligne M. Rancourt.