Publié le 09/06/2026 13:46
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Lundi 8 juin, plus de 60 000 personnes se sont réunies partout en France en soutien à la famille de Lyhanna, mais également pour dénoncer les dysfonctionnements de la justice dans le traitement des violences sexuelles.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.À Toulouse (Haute-Garonne), Montpellier (Hérault) ou encore Lyon (Rhône), des rassemblements ont eu lieu dans toute la France lundi 8 juin, signes de l'émoi national suscité par l'affaire Lyhanna. Au total, 60 000 personnes, dans 200 villes, sont venues exprimer leurs émotions mais aussi crier leur colère. Ils reprochent à l'institution judiciaire sa lenteur et de ne pas entendre la parole des victimes. "Elle est morte une seconde fois à cause la justice", lance un homme interrogé.Colère aussi contre le gouvernement, jugé responsable par certains manifestants, comme à Paris. "Le gouvernement condamne, mais n'agit pas. Donc là, aujourd'hui, on est tous là pour dire stop. On en a marre et on veut des réponses", lance une manifestante.Certains réclament une réforme globale de la protection des enfants. C'est ce que l'on appelle une loi intégrale. Ils veulent donc que soit examinée en urgence une proposition de loi déposée en décembre par sept députés. "Cette loi apporte une réponse globale dans le sens où elle touche à de nombreux domaines et elle vient bousculer, par exemple, les institutions judiciaires en proposant des juridictions spécialisées", indique Céline Thiébault-Martinez, députée socialistes et apparentés de Seine-et-Marne.Pas question de loi intégrale pour l'instant pour le Premier ministre. Il a toutefois convoqué les ministres concernés et veut, selon un courrier que nous nous sommes procuré, intégrer dans un autre projet de loi en juillet certaines mesures : l'aggravation des peines en cas de violences, la modification des règles de prescription, l'information des victimes tout au long de la procédure et la motivation des classements sans suite des crimes sexuels.Car la pression politique sur le gouvernement augmente. Mardi 9 juin au Sénat, a eu lieu l’audition des ministres de l'Intérieur et de la Justice. Le garde des Sceaux a déploré des éléments incompréhensibles dans l'enquête précédente sur Jérôme Barrella.














