Roberto Sanchez, candidat à l’élection présidentielle, dans les rues de Lima, le 8 juin 2026. LESLIE MORENO/REUTERS

C’est un scrutin plus que serré. Lundi 8 juin, le candidat de gauche Roberto Sanchez dépassait de peu la candidate conservatrice Keiko Fujimori alors que 95 % des bulletins du second tour de l’élection présidentielle avaient été dépouillés. M. Sanchez recueillait, en fin d’après-midi, 50,1 % des voix, contre 49,9 % pour Mme Fujimori, selon les chiffres du Bureau national des processus électoraux (ONPE).

Pour qu’un vainqueur soit proclamé, il faudra que soient examinés les procès-verbaux contestés (représentant quelque 450 000 votes), ce qui pourrait prendre plusieurs jours. « Nous sommes très confiants et optimistes », a déclaré Roberto Sanchez à des journalistes, lundi, expliquant toutefois attendre le décompte de l’intégralité des bulletins. Sa rivale, la fille de l’ancien président autocrate Alberto Fujimori, a dit « attendre jusqu’à la fin », a appelé à « la patience et à la sérénité » et promis de « respecter le résultat, quel qu’il soit ».

Compte tenu de l’insécurité qui est devenue une grande préoccupation nationale, la candidate de droite a promis de déployer l’armée en soutien à la police, de démanteler les réseaux d’extorsion et d’expulser les étrangers en situation irrégulière condamnés pour des délits. Son opposant de gauche, qui a fait campagne la tête coiffée d’un chapeau paysan offert par l’ancien président emprisonné Pedro Castillo, prône le rétablissement de la confiance dans les institutions, le renforcement de la justice et une réforme de la police.