Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Espace Espace Espace Les conditions négociées par Elon Musk balaient tous les principes communément admis à Wall Street. L’opération, si elle réussit, risque d’accentuer le décrochage de l’Europe. Article réservé aux abonnés La Bourse aime les chiffres, ce qui ne la rend pas forcément rationnelle. L’engouement qui entoure l’introduction en Bourse de SpaceX, programmée le vendredi 12 juin au Nasdaq, relève de ressorts psychologiques qui n’ont pas grand-chose à voir avec la théorie financière. « A ce prix-là, vous n’achetez pas une entreprise. Vous achetez du rêve », résume Frank Curzio, qui anime l’un des podcasts les plus écoutés d’Amérique sur Wall Street. La valorisation de l’entreprise, attendue à environ 1 800 milliards de dollars (1 562 milliards d’euros), est sans commune mesure avec ses performances réelles : elle représente presque 100 fois ses revenus annuels, un multiple totalement inédit à Wall Street. A titre d’exemple, le constructeur automobile Tesla – l’autre fleuron d’Elon Musk – est valorisé à hauteur de 16 fois son chiffre d’affaires annuel. « Cette valorisation n’est pas rationnelle, mais elle répond au principe de l’offre et de la demande. Et, dans le cas de SpaceX, la demande est extraordinairement élevée », résume Cédric Garcia, expert des introductions en Bourse au sein du cabinet EY. Il vous reste 84.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.