Idées et débatsJulia de Funès : ses chroniques dans L'ExpressChronique. Les selfies publiés après la disparition du philosophe le disent : l’individu contemporain ne reconnaît plus grand-chose qui lui soit véritablement supérieur. Quand l’hommage devient l’occasion d’une mise en scène flatteuse de soi...Publié le 08/06/2026 à 11:45bookmarkLa philosophe Julia de Funès, auteure notamment de "La vertu dangereuse : les entreprises et le piège de la bien-pensance" et "Pensées distinguées" (Editions de L'Observatoire).Charlotte Krebs / L'ExpressLa disparition d’une personnalité connue donne désormais lieu à un phénomène de plus en plus répandu. Alors qu’un décès devrait naturellement attirer notre attention vers celui ou celle qui vient de disparaître, il semble aujourd’hui produire un autre effet. La mort d’un être devient le prétexte d’une valorisation personnelle. Chacun y va de sa photographie avec la personne récemment défunte, comme si l’événement ne consistait plus tant à évoquer celui ou celle qui n’est plus là, qu’à rappeler que nous avons, un jour, croisé sa route. La disparition récente d’Edgar Morin en a fourni une illustration saisissante..
Mort d’Edgard Morin : quand l’hommage devient narcissisme, par Julia de Funès
Les selfies publiés après la disparition du philosophe le disent : l’individu contemporain ne reconnaît plus grand-chose qui lui soit véritablement supérieur. Quand l’hommage devient l’occasion d’une mise en scène flatteuse de soi...










