Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Disparitions Disparitions Disparitions A l’Hôtel des Invalides, à Paris, proches et responsables politiques se sont rassemblés pour l’hommage national rendu au résistant, sociologue et philosophe, décédé le 29 mai, à l’âge de 104 ans. Article réservé aux abonnés Sur le cercueil de bois recouvert du drapeau tricolore qui ondule sous le vent, un chapeau délicatement posé résiste au mauvais temps. Ce chapeau, bien connu de tous ceux qui l’ont approché, de près ou de loin, c’est celui d’Edgar Morin. Un penseur humaniste qui fut « homme de toutes les renaissances », déclara le président de la République, Emmanuel Macron, dans son éloge funèbre prononcé le 3 juin à l’Hôtel national des Invalides. Un butineur du savoir qui voulut prolonger le geste de la Renaissance historique incarnée par Montaigne, l’un de ses maîtres à penser : « Humaniste planétaire, certes, mais irréductiblement français, toujours », selon le président. Un homme dont l’histoire personnelle et intime fut faite d’incessantes renaissances, lui qui ne cessa de frôler la mort depuis le jour de sa naissance comme au sein de son engagement dans la Résistance. Une armée des ombres magnifiée par la mélodie du Chant des partisans jouée par la garde républicaine, qui saisit toute l’assistance. Il vous reste 79.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.