Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans francophones Romans francophones Romans francophones L’écrivain développe dans son nouveau roman une réflexion sur la constitution des nations et sur la langue comme fondement d’un peuple. Article réservé aux abonnés « Roman national », de Marc Biancarelli, Actes Sud, 192 p., 20 €, numérique 15 €. Qu’il s’agisse de la Corse ou d’ailleurs, pour constituer un « rumanzu naziunali », il faut une geste qui traverse les siècles, impose une identité, une langue qui fasse récit. Et, avant tout, un héros – ou une héroïne. Dans son Roman national, Marc Biancarelli rassemble ces éléments en Corse, au mitan du XVIe siècle, dans l’Arcinivala, un territoire perdu, « enserré dans une étroite vallée dont la plupart des accès consistaient en des passes escarpées et perchées sur des éminences vertigineuses où deux hommes n’auraient pu avancer côte à côte ». Ici, le nom est plus qu’un indice. Ombre mutine du jeune paysan qu’elle suit avec espièglerie, Catalina porte un prénom qui dit son appartenance insulaire, quand son complice, Fioravante, tient son nom d’un paladin imaginaire dont la mémoire confuse est arrivée jusque-là. Les registres paroissiaux ouvrent cette fable qu’on imagine exemplaire mais qui se révèle bientôt d’une terrible noirceur. Il vous reste 70.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Marc Biancarelli revient sur l’histoire de la Corse avec « Roman national »
L’écrivain développe dans son nouveau roman une réflexion sur la constitution des nations et sur la langue comme fondement d’un peuple.








