Publié le 07/06/2026 14:54
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Le temps d'un week-end, un train à vapeur replonge voyageurs et passionnés dans l'ambiance de la Belle Époque. Entre costumes d'époque, locomotive historique et animations à Soulac-sur-Mer, cette fête ferroviaire fait revivre un pan du patrimoine régional dans une atmosphère hors du temps.
Ce texte correspond à une partie de la transcription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.En gare de Bordeaux (Gironde), des militaires d'un autre temps et de belles dames à la mode 1900 croisent les voyageurs tout juste sortis du TGV. "C'est très surprenant, et les belles tenues sont très, très belles. C'est très, très chouette", confie une passante. Une autre ajoute : "Je ne m'y attendais pas du tout. Et là, tomber sur la locomotive comme ça, on a les odeurs, la fumée, etc. Et les belles tenues, en plus, on fait un peu en arrière."Pour monter dans le train à vapeur destination Soulac-sur-Mer, il faut débourser 50 euros et se costumer. C'est le principe de la manifestation créée il y a 23 ans. "C'est génial. On se prend tous au jeu et voilà. On est beaux le temps d'un week-end", raconte une passagère. "C'est un train à vapeur. On est à peu près sur 3-4 heures. Ça va nous permettre aussi de voir comme à l'époque, d'avoir le temps de regarder un peu ce qui se passe autour", explique un autre. Le signal du départ est donné. Au charbon, la vitesse de croisière est de 50 km/h dans un panache de fumée. Dans les compartiments, certains ont loué leurs costumes. D'autres l'ont composé eux-mêmes. "On a ouvert nos placards, on a sorti tout ce qui faisait un peu ancien. Moi, j'avais un sac de déguisement avec des boas. On a fait notre costume à nous. On enfile le costume, on est une autre personne, je pense. C'est un peu comme si on faisait du théâtre. Parce que là, vous voyez, je parle, je fais un peu la bourgeoise, mais normalement, je ne suis pas comme ça", partage une passagère.Dans le wagon-bar du train, c'est une ambiance guinguette. Pour se restaurer, c'est à la bonne franquette. Plus copieux qu'un sandwich SNCF. "À l'époque, voilà, le train était tellement long qu'on était obligé de s'amener à manger. C'est ce qu'on fait maintenant", raconte un passager.Il y a 111 km entre Bordeaux et Soulac. À la vapeur, il faut parfois s'arrêter pour faire le plein. "Pour faire de la vapeur, il nous faut énormément d'eau. L'eau est primordiale sur les machines à vapeur. Et là, à chaque halte, il nous faut refaire de l'eau", précise Thomas Provot, Conservatoire ferroviaire Périgord Limousin.Les petites gares reprennent leurs airs d'antan. L'arrivée à Soulac commémore le premier train de 1896. Grâce à lui, la ville est devenue une cité balnéaire. Ceux qui n'ont pas encore de costume peuvent en louer pour 40 euros. "C'est vrai que le costume, on est un autre personnage désinhibé. Cette fête, c'est une parenthèse de bonheur", confie une passante.Les rues de Soulac se transforment en concours d'élégance. La ville retrouve son air 1900. Une belle dame porte une robe d'été, reproduction exacte de l'époque. Il y a un costume, même pour aller prendre un bain de mer. C'est le cas de Nathalie Cauderan, couturière à Bordeaux : "J'ai la charlotte qui a de la toile cirée à l'intérieur pour ne pas mouiller les cheveux. Et je vais aller me baigner parce qu'elle est assez chaude."Parmi les baigneuses, peut-être la gagnante du concours d'élégance qui, chaque année, clôture la fête.










