Publié le 29/05/2026 17:58
Mis à jour le 29/05/2026 20:57
Temps de lecture : 2min - vidéo : 4min
Direction, ce vendredi 29 mai, l’arrière-pays azuréen. Après un tour en parapente, place à la dégustation d'une spécialité locale, dont la recette est née il y a plus d’un siècle : les Barba Jouan.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.S'éloigner de la côte, pour s'enfoncer dans les terres escarpées des Alpes-Maritimes, et s'envoler pour en saisir la grandeur. Découvrir une histoire millénaire, et déguster son patrimoine culinaire. Ce vendredi 29 mai, le 13 Heures en week-end se rend dans l'arrière-pays azuréen, à Gréolières, dans les Préalpes, Élodie Doze, élève aux "Voyageurs du Ciel", a choisi de prendre un peu de hauteur pour découvrir la région. Elle s'offre un vol en parapente au cœur du massif des Monts d'Azur, tout en contemplation et en sensation. "On a eu trop de chance. On a vu des biches, on a eu des nuages partout qui créent une ambiance magnifique, féérique", confie-t-elle. De retour sur terre, un monument, lui aussi, domine un paysage spectaculaire : à La Turbie, le Trophée d'Auguste surplombe la Côte d'Azur depuis plus de 2 000 ans. "La plus haute terrasse que vous voyez s'élève à 25 mètres. À l'époque d'Auguste, on pense que le monument mesurait 50 mètres de haut pour 37 mètres de large", explique la guide, Aurore Poisson. Le vestige rend hommage à la victoire de l'empereur romain Auguste sur les tribus des Alpes. Presque entièrement détruit au fil des époques, il a fallu retrouver ses fragments et ses pierres pour lui redonner vie. "Ils sont partis d'un tas de pierres, et on arrive aujourd'hui à cette restitution. Je trouve qu'ils valent le détour, parce que c'est quand même quelque chose de magnifique et d'exceptionnel", commente Aurore Poisson. Désormais, il se dresse au-dessus de Monaco à près de 500 mètres d'altitude et offre une vue imprenable à ses visiteurs. "C'est fantastique. On peut vraiment tout voir d'ici", observe un homme. Sur les hauteurs de Menton s'écrit un autre pan de l'histoire de la région. Dans le village de Castellar, voilà 40 ans que Gerliane Bovis, de La Ferme Saint-Bernard, peaufine une recette de famille : les Barba Jouan, des raviolis fourrés à base de blettes. "Ce qui nous intéresse, c'est le vert qui est beaucoup plus tendre, plus doux en bouche", dit-elle. Le légume est d'abord blanchi, puis haché, mélangé à du riz, du persil, un œuf et du fromage. C'est la base de cette spécialité née dans le village il y a plus d'un siècle. "C'est l'oncle Jean, parce que 'barba' ça veut dire 'oncle', qui faisait les dimanches des raviolis. Puis un jour il en a fait un peu de trop, et il a eu l'idée de les frire, et d'où est né le Barba Jouan", raconte Gerliane Bovis. La pâte à raviolis est ensuite laminée et tirée le plus finement possible. "Alors là, c'est le secret, je vous le dévoile, de la famille. S'il y a trop de pâte, vous mangez de la friture, de l'huile et puis vous ne sentez plus la farce", prévient Gerliane. Modelé à la main, découpé par deux selon la tradition, il ne reste plus qu'à passer par un bain de friture et les Barba Jouan sont prêts à être dégustés. "Une pâte qui est croustillante, c'est un peu inoubliable quand on a ce parfum sur le palais, et cette odeur", glisse un client. Et comme bien souvent dans l'arrière-pays azuréen, ces petits plaisirs de la vie se savourent avec vous.








