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RécitPressions, menaces, clash… Les négociations entre Orange, Bouygues Telecom et Free, rivaux sans états d’âme au quotidien, et l’homme d’affaires Patrick Drahi, menant au démantèlement de SFR, ont failli capoter à plusieurs reprises. Une opération à plus de 20 milliards d’euros, officialisée dans la soirée du 6 juin.
Ce 8 juin 2016, Patrick Drahi ne cache pas sa déception. Lors d’une audition au Sénat, le propriétaire de SFR, qu’il a racheté en 2014, ne s’est pas remis de l’échec, deux mois plus tôt, du mariage entre Orange et Bouygues Telecom. Baptisé « Jardiland », ce projet de fusion visait à partager le groupe fondé par Martin Bouygues entre l’opérateur historique, Free et SFR afin de ramener de quatre à trois le nombre d’acteurs du marché dans l’Hexagone. Cette concentration « aurait été bénéfique au consommateur et aurait aidé les industriels français à se développer à l’étranger », regrette alors le milliardaire franco-israélien.
A l’instar de ses rivaux, M. Drahi rêve de réduire le nombre de convives autour du gâteau des télécoms depuis l’arrivée fracassante de Free dans la téléphonie mobile, en 2012. Car dans cette industrie de coûts fixes, la taille des profits dépend directement de l’épaisseur du portefeuille d’abonnés.












