Publié le 06/06/2026 16:26

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Samedi 6 juin, le journal de 13 heures vous emmène en Allemagne, au cœur de la Forêt Noire, à quelques kilomètres de Strasbourg (Bas-Rhin). Un bol d'air garanti pour les randonneurs qui se plongent dans cette forêt millénaire, réputée pour sa densité.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.C'est une forêt mythique, si dense qu'elle semble presque impénétrable. Une canopée qui épouse tout un massif constellé de lacs glaciaires. Au sud-ouest de l'Allemagne, la Forêt Noire fascine depuis des siècles ceux qui s'aventurent sous les grands arbres, comme des randonneurs venus d'Alsace, à 50 km. "La Forêt Noire tient son nom du fait qu'elle est sombre, du fait qu'elle est plantée en sapin. Cela rend les sous-bois relativement sombres et un peu mystérieux à certains endroits. Ça aussi, ça fait partie de son charme", partage Thierry Heitmann, randonneur - Club Alsace Rando.Une forêt longtemps exploitée pour son bois, mais où l'homme laisse désormais la nature faire son travail : depuis plus de 10 ans, aucune coupe d'arbres dans de larges pans du massif. Une forêt vivante donc, et escarpée, qui culmine à près de 1 500 mètres. Au bout de l'ascension, le panorama est imprenable sur la région. "Je viens de Normandie et découvre l’Alsace. Venir dans la Forêt Noire c’est l’océan vert. On a la chance d’avoir une vue qui est aussi impressionnante", observe Michaël Mellet, randonneur.En une seule randonnée, se trouve une multitude de paysages. Notre groupe chemine au-dessus d'une tourbière puis, en redescendant, au bord du Mummelsee, un lac glaciaire bordé de sapins.Au bout du chemin, se fait entendre le son des cors. Voilà des siècles qu'il résonne dans la Forêt Noire. Et d'une vallée à l'autre, c'est une carte postale de l'Allemagne qui se dessine avec des villages à colombages particulièrement préservés. Dans le bourg de Schiltach, certaines maisons remontent au XVIe siècle. "Les maisons ont quelque chose de médiéval, c'est très particulier", note un touriste. "On a un peu l'impression d'être dans un conte des frères Grimm", estime un autre.Mais ce tableau ne serait pas complet sans le chant d'un célèbre oiseau : le coucou de la Forêt Noire. C'est la spécialité d’une boutique qui en revendique un millier. Chaque horloge représente une scène de vie traditionnelle. Des pièces uniques de 50 à 20 000 euros pour un modèle parsemé de cristaux, mais que les clients n'imaginent pas toujours dans leur salon. "Je n'en voudrais pas un chez-moi, mais je trouve ça magnifique", reconnaît une femme.Des commandes du monde entier permettent au coucou de continuer à chanter, en tout cas pour l'instant. La Forêt Noire ne compte plus qu'une dizaine d'ateliers, contre un millier en 1840. "Il n'y a plus beaucoup de gens qui savent faire ça par ici. Avant, on était nombreux, c'était une grosse industrie", affirme Felix Herr, artisan - Anton Schneider Söhne Uhrenfabrik. Les horlogers misent désormais sur le haut de gamme et un retour à une certaine tradition pour que la Forêt Noire reste encore longtemps le pays du coucou.