Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Politique Politique Politique De toutes les campagnes électorales de Jacques Chirac, l’ancienne première dame s’est assez rapidement affranchie du langage officiel. Elle s’est éteinte, vendredi, à l’âge de 93 ans. Article réservé aux abonnés Lorsqu’elle devient la femme du président de la République, en 1995, Bernadette Chirac s’est affranchie depuis longtemps des contraintes d’une parole officielle. En témoigne sa rencontre avec l’hebdomadaire Elle, en 1979, où elle assassine en peu de mots la conseillère de son mari, Marie-France Garaud, dont elle a obtenu le départ : « Son tort a été de ne pas se méfier assez de moi. On ne se méfie jamais assez des bonnes femmes. » Vingt-deux ans plus tard, dans son best-seller Conversation, publié en 2001, elle jugera cette phrase « vulgaire » et s’exaspérera qu’on la cite à l’envi. Si elle entreprend en 1972, à 40 ans, d’obtenir une licence d’archéologie, c’est contre la volonté de son mari. Elle ne se prive pas de le rabrouer ni de le faire savoir : « Ecoutez, mon vieux, je suis assez grande pour me débrouiller ! » Sa fille Claude « l’oublie » dans la séquence de photos de Paris Match, où le président joue le grand-père gâteau avec son petit-fils Martin, en 2000, mais c’est son mot à elle que l’on retient : « Vous ne saviez pas que le président de la République était veuf ? » Il vous reste 41.6% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.