Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Politique Politique Politique Indéfectible soutien de la carrière de son mari, Bernadette Chodron de Courcel était devenue un personnage incontournable de la scène politique. Elue au conseil général de Corrèze, très engagée dans l’action caritative, elle s’est éteinte à l’âge de 93 ans. Article réservé aux abonnés Epouse de Jacques Chirac, mais surtout femme de caractère, Bernadette Chirac invoquait volontiers cette parole biblique : « Nul ne sait ni le jour ni l’heure. » Elle semblait ainsi confier le fil de son existence au Créateur, auquel elle croyait. Cet abandon au divin n’excluait pas le désir de régler elle-même l’horloge de sa disparition, en souhaitant parfois « partir la première ». La mort de Jacques Chirac, le 26 septembre 2019, près de sept ans avant elle, ne lui a pas laissé le choix. Mais cette référence ultime à l’homme dont elle a partagé la vie dit déjà, un peu, ce que fut la sienne. Morte à l’âge de 93 ans, selon une déclaration de sa fille, Claude Chirac, à l’Agence France-Presse, samedi 6 juin, Bernadette Chodron de Courcel a eu un véritable destin, qu’elle n’a cessé de construire. Le philosophe catholique Jean Guitton, de ses amis, la voyait comme la dernière reine de France. Et il est vrai qu’elle en avait l’allure, protégée par cet air un peu hautain qu’elle forçait les jours de mauvaise humeur, le front haut et bombé, le nez bourbon, sa bouche mince laissant tomber sur quelque courtisan éberlué le couperet de sa défaveur. « Ah, monsieur, vous êtes quelqu’un d’important. Que suis-je à côté de vous ? Une petite blatte de plancher… » Il vous reste 94.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.