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Bernadette Chirac est morte à l'âge de 93 ans, a annoncé sa fille Claude Chirac à l'AFP. Rien, sans doute, ne prédestinait cette jeune fille élevée dans une famille catholique pratiquante, à croiser un jour la route de Jacques Chirac. "Je vois ce grand escogriffe qui s'approche de moi. Je n'avais pas du tout l'intention de lui parler", racontait-elle.
Ils ont 18 ans en 1951 et Bernadette se laisse aborder sur les bancs de Sciences-Po Paris. "J'étais très méfiante. C'était pas du tout le même milieu social", dira-t-elle plus tard. À l'époque, elle s'appelle Chodron de Courcel et dans cette famille aristocratique, on voit d'un mauvais œil sa relation avec un roturier. "Moi, je voulais construire avec mon mari quelque chose d'un peu exceptionnel. Quand j'ai vu que il allait se lancer en politique, je me suis dit : 'Bon, j'ai rien d'autre à faire que de l'aider'", expliquait Bernadette Chirac.
Elle finira par imposer cette relation et devient en 1956, Bernadette Chirac, une femme au service des ambitions de son époux. "Je crois que mon rôle doit rester d'une grande réserve et d'une grande discrétion", confiait-elle.
"Les papillons tournaient autour de la lampe"Durant les premières années, elle sera celle qui suis docile et soumise, s'efforçant de renvoyer l'image d'un couple exemplaire et raffiné. Bernadette et Jacques se vouvoient. L'épouse modèle ne laisse rien paraître des trahisons : "Je voyez bien qu'il avait un succès formidable. Les filles se pendait à son cou". Mais sur ces épisodes douloureux, elle se confiera des années plus tard. "Les papillons tournaient autour de la lampe et j'en ai eu des inquiétudes et des chagrins. Au début, j'ai eu beaucoup de chagrin. Puis après, je m'y faite", expliquait-elle.










