Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique CGT CGT CGT Réélue à la quasi-unanimité à Tours, la secrétaire générale du deuxième syndicat de France a présenté les grandes orientations de son mandat, notamment dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027. Article réservé aux abonnés Le parallèle est tentant. En décembre 1920, la gauche se scindait en deux branches, aboutissant plus tard à la fondation du Parti communiste et du Parti socialiste, à l’occasion d’un congrès de la Section française de l’Internationale ouvrière, à Tours. Celui que la CGT vient de tenir dans la même ville d’Indre-et-Loire, du lundi 1er au vendredi 5 juin, obéit à la dynamique inverse : il est synonyme de stabilisation et traduit un puissant désir de cohésion, alors que le deuxième syndicat de France était au bord de l’implosion il y a trois ans. Portée, fin mars 2023, à la tête de son organisation dans un climat de violentes querelles intestines, Sophie Binet a été réélue secrétaire générale, jeudi 4 juin, à la quasi-unanimité. Sa victoire, comme elle l’a dit, le lendemain, en clôturant le congrès, récompense les efforts déployés pendant son premier mandat pour apaiser la communauté cégétiste : « C’est toujours celui qui rassemble qui gagne et cet enseignement vaut partout, tout le temps. » Voulant montrer que cette réconciliation était le fruit d’une œuvre collective, la quadragénaire a rendu hommage, pendant près de neuf minutes de son discours (sur quarante-quatre) aux membres des deux instances de direction qui cessent leurs responsabilités en les citant par leur nom (il y en avait une trentaine). Il vous reste 78.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.