Quarante ans plus tard, l’émotion est toujours intacte. En revoyant cette archive de Zénith dans laquelle Michel Denisot annonce, en pleurs, la mort de Coluche, le présentateur n’a pas caché son trouble. "Je suis toujours pris par l’émotion, parce que c’est comme ça. C’est la seule fois où je n’ai pas pu contenir mon émotion à la télévision pour annoncer la mort de quelqu’un", confie-t-il au micro de RTL.

Michel Denisot se souvient avoir appris la mort de Coluche dans l’après-midi, aux alentours de 16 heures. Quelques heures plus tard, à 19 heures, il devait pourtant prendre l’antenne. "On est un peu sonné. Je suis assis là où on s’assied. Il y a trente-sept trucs qui reviennent, comme toujours quand il y a une mort par accident", raconte-t-il. Pour tenir l’antenne, Michel Denisot avait demandé à Maryse Gildas et Philippe Gildas de l’épauler. "Je fais mon travail. Avec Maryse et Philippe Gildas, on n’était pas de trop de trois pour assurer ce travail", explique-t-il. À aucun moment, pourtant, il n’a envisagé de ne pas faire l’émission. "Je pensais pouvoir la faire. Après, j’ai été saisi par l’émotion dès le début. Cette fois-ci, j’étais cueilli", se souvient-il.

Au-delà de la disparition d’un humoriste immense, Michel Denisot évoque la fin d’une époque. "C’était aussi la fin d’une belle époque", dit-il. Le présentateur rappelle avoir vraiment connu Coluche dans les dernières années de sa vie, au moment de la sortie de "Tchao Pantin". "Ces trois dernières années ont été très importantes pour tout le monde. D’abord parce qu’il y a eu les Restos du cœur, SOS Racisme, son engagement, sa venue à Canal, qui a fait un bien énorme à la chaîne qu’on avait lancée", raconte-t-il.