C’est une première étape qu’il faut saluer. Mercredi 3 juin, l’Assemblée nationale a adopté un texte visant à « réduire les risques sanitaires liés aux contaminations » au cadmium, ce métal hautement toxique – classé cancérogène depuis 1993 – présent dans nombre d’aliments et que l’on retrouve dans le chocolat, les céréales du petit déjeuner, le pain, les pâtes ou encore les pommes de terre. Pour rappel, 47 % de la population française et 100 % des enfants âgés de 2 ans à 3 ans sont déjà exposés à des niveaux de cadmium qui dépassent le seuil critique. C’est trois à quatre fois plus que nos voisins européens. Depuis 2021, Santé publique France alerte sur le lien avec l’explosion des cancers du pancréas en France.
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Cette proposition de loi était portée par Benoît Biteau et Clémentine Autain, députés appartenant au groupe Ecologiste, et soutenue par de nombreuses initiatives citoyennes. Le texte, qui doit désormais être examiné par le Sénat, où la droite est majoritaire, fixe une trajectoire de réduction de la teneur maximale en cadmium autorisée dans les engrais phosphatés à 40 mg/kg à partir de 2027 et à 20 mg/kg à l’horizon 2030.












