Une personne se protège du soleil dans une rue près du Louvre, à Paris, le 27 mai 2026. TOM NICHOLSON/REUTERS

La survenue précoce d’une canicule en mai dans l’Hexagone a entraîné une hausse « marquée des recours aux soins d’urgence », observent vendredi 5 juin les autorités sanitaires, qui assurent avoir « anticipé » la prévention alors que l’absence d’une campagne de Santé publique France fait polémique.

Les passages aux urgences, hospitalisations et consultations SOS Médecins ont augmenté progressivement dès le 22 mai et atteint un pic le 26 mai, avec 411 passages aux urgences et 253 interventions de SOS-Médecins, selon un communiqué du ministère de la santé, cosigné par Santé publique France. Lors de cet épisode, les recours aux soins d’urgence pour des effets des fortes chaleurs (hyperthermies, déshydratations, hyponatrémies – baisse du taux de sodium dans le sang – et malaises) ont été « deux fois plus importants dans les départements en vigilance orange canicule » que dans les autres. Les hospitalisations post-urgences ont aussi augmenté, avec un pic à 230 le 29 mai.

Si hyperthermies et coups de chaleur ont principalement touché les moins de 15 ans et les 15-44 ans, déshydratations et hyponatrémies ont surtout affecté les seniors de 75 ans et plus. Autre fait notable : « des impacts sanitaires plus marqués » chez les moins de 15 ans et les 15-45 ans lors de cet épisode « inédit, historique et exceptionnel pour un mois de mai », selon Météo-France, que ceux observés habituellement par canicule. Cela « souligne l’importance de renforcer la prévention et l’adaptation des environnements fréquentés par ces populations », jugent le ministère et Santé publique France.