Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Société Société Société Par ailleurs universitaire, l’écrivaine propose dans son nouvel essai de repenser la société à partir des premiers temps de la vie. Sur un ton aussi malicieux qu’érudit, elle voit dans l’enfance une singularité complète et non en germe, un rapport au monde qui en révèle l’arbitraire – et que l’on ne devrait pas oublier. Article réservé aux abonnés Livre. Chaque adulte a un jour été enfant. Mais que faire de cette expérience ? Face aux traumatismes, petits ou grands, vécus avant l’âge adulte, la réponse est souvent individuelle : chacun fait « comme il peut » avec son enfance, et se forge son idée à partir de ses souvenirs. Que se passerait-il si on la concevait plutôt comme une question sociale et politique ? Dans L’Enfance, un essai malicieux conçu pour la collection « Qu’est-ce que ça change ? » des éditions Labor & Fides (96 pages, 10 euros), Clémentine Beauvais nous invite à penser « à partir de l’enfance ». Cela implique d’en trouver une définition commune, au plus près de ce que chacun expérimente : l’enfance est donc « un rapport anormal (dans le meilleur sens du terme), et à bien des degrés un rapport dérangeant, aux sociétés adulto-centrées ». L’autrice jeunesse explore déjà ces caractéristiques dans son œuvre de fiction – Les Petites Reines (2015), Brexit Romance (2018), Les Facétieuses (2022), pour ne citer que quelques-uns de ses succès, tous les trois publiés par Sarbacane. Mais celle qui est par ailleurs enseignante-chercheuse en sociologie et philosophie de l’enfance à l’université de York (Royaume-Uni) mène également sa réflexion sur un plan théorique. Il vous reste 76.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.