Alors qu’un hypothétique cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah au Liban a été annoncé le 3 juin – d’ores et déjà dénoncé par le chef de la milice chiite, vendredi 5 juin – et malgré une « paix » improbable à Gaza décrétée par le président états-unien Donald Trump, l’anéantissement par l’armée israélienne de l’enclave palestinienne continue, loin des radars médiatiques.Vendredi 5 et samedi 6 juin, à Paris, un événement à la Gaîté-Lyrique, le Sahab Festival, vient rappeler la créativité et la force d’une société palestinienne qui refuse l’occupation et l’effacement. Car la guerre génocidaire d’Israël à Gaza, au-delà des centaines de milliers de blessé·es, mort·es et disparu·es, est aussi une volonté d’effacer une histoire, un patrimoine, une mémoire, un futur.Deux de ces voix de Gaza sont aujourd’hui avec nous : Nour Elassy, journaliste et poète, et Ahmad Ashour, chercheur et ancien responsable du centre culturel Tamer à Gaza, témoignent dans cette émission.Il et elle sont accompagné·es de Marion Slitine, anthropologue et cofondatrice du collectif Ma’an for Gaza, et de Gwenaëlle Lenoir, journaliste à Mediapart. Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix. Nour Elassy est traduite en français par Michel Zlotowski.