Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Antisémitisme Antisémitisme Antisémitisme Le caractère antisémite a été reconnu par le tribunal correctionnel de Paris, les 19 mai et 5 juin, dans deux affaires impliquant les propos tenus par des étudiants sur des groupes de discussion au sein de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Article réservé aux abonnés Quatre mois de prison avec sursis et un stage obligatoire au Mémorial de la Shoah : c’est la peine à laquelle a été condamnée, par le tribunal correctionnel de Paris, une étudiante de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, vendredi 5 juin. Lors de l’audience le 18 février, la procureure de la République – qui avait requis dix mois de prison avec sursis – avait estimé que cette affaire illustrait « un antisémitisme camouflé et idéologisé ». Teba N., en première année de licence d’économie, comparaissait pour « harcèlement scolaire » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ». Les faits remontent au 15 septembre 2025. L’étudiante de 18 ans avait exclu trois camarades d’un groupe Instagram de promotion qu’elle avait elle-même créé à la rentrée. Elle avait ensuite publié un message disant : « S’il y a d’autres sionistes dans ce groupe en plus de ceux que j’ai déjà tej [virés], vous pouvez d’ores et déjà le quitter, on veut pas de vous ici. Pareil pour les racistes de manière générale. » La phrase était ponctuée d’un drapeau palestinien. La présidence de Paris-I s’était portée partie civile, au côté des familles de deux des trois étudiantes, de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme et de l’Organisation juive européenne. Pour le tribunal, Teba N. est coupable de « provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée ». Elle devra s’acquitter d’une contravention de 800 euros. L’étudiante est également déclarée coupable de faits de harcèlement scolaire sans incapacité, avec dégradation des conditions de vie à l’égard d’une des trois victimes. « Le tribunal a reconnu le caractère antisémite de cet acte », salue Yossef Murciano, président de l’UEJF. « C’est un énorme soulagement. Depuis plusieurs mois, les affaires se succèdent où l’antisémitisme n’est pas reconnu par les juges, explique-t-il. Cette décision doit être un signal au conseil de discipline de Paris-I qui, au contraire du tribunal, a considéré que l’étudiante n’était coupable de rien, et surtout pas d’antisémitisme. » Il vous reste 61.12% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Harcèlement et propos antisémite : des peines de prison avec sursis retenues contre deux étudiants
Le caractère antisémite a été reconnu par le tribunal correctionnel de Paris, les 19 mai et 5 juin, dans deux affaires impliquant les propos tenus par des étudiants sur des groupes de discussion au sein de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne.









