Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Belgique Belgique Belgique Le tribunal correctionnel de Bruxelles a examiné l’altercation survenue en mai 2024 entre des étudiants propalestiniens et juifs sur le campus de l’ULB. Le procès des deux jeunes prévenus, dont le jugement est attendu le 16 juin, a mis en lumière les tensions qui traversent l’institution, secouée par les polémiques et les accusations d’antisémitisme. Article réservé aux abonnés Ce fut une altercation comme il s’en est déroulé bien d’autres, ces dernières années, sur de grands campus universitaires comme celui de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Un litige assez banal, mais qui a eu lieu dans un contexte de tension très particulier, celui de la guerre à Gaza et des rivalités entre des étudiants propalestiniens et de l’Union des étudiants juifs de Belgique (UEJB). Selon les parties civiles, la bousculade a été émaillée de propos antisémites et l’affaire a pris une telle ampleur qu’elle a mobilisé, pendant deux longues audiences, la 61e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Le procès s’est clôturé, mardi 19 mai, avec les plaidoiries de la défense des deux prévenus, en l’attente d’un jugement qui sera prononcé – et scruté – le 16 juin. Début mai 2024, des dizaines d’étudiants décident d’occuper un bâtiment de l’ULB, rebaptisée par eux « Université populaire ». Ils dénoncent le « génocide » qui est, selon eux, en cours à Gaza. Ils exigent une rupture de tous les liens avec « les institutions académiques et entreprises sionistes qui participent à l’oppression systématique du peuple palestinien ». Ils seront entendus : la rectrice Annemie Schaus annonce, trois semaines plus tard, la suspension de tout accord ou projet de recherche impliquant une université israélienne, jusqu’à l’« engagement clair » des universités concernées « en faveur des exigences émises par la Cour internationale de justice ». Dans la foulée, la direction de l’université exige la fin de l’occupation, marquée par divers incidents et dégradations. Le bâtiment avait été très abîmé et, au bout de sept semaines, les étudiants propalestiniens avaient finalement été délogés par la police, sur ordre de la justice. Il vous reste 74.06% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.