La proposition de loi visant à lutter contre l’antisémitisme à l’université a été déposée à la suite des accusations d’antisémitisme dans le cadre d’une manifestation contre la guerre à Gaza, à Sciences Po Paris, le 9 octobre 2024. DIMITAR DILKOFF/AFP
Des députés et sénateurs, réunis mardi 27 mai en commission mixte paritaire (CMP), se sont entendus sur un texte commun visant à lutter contre l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur, qui devra encore être validé par un dernier vote dans chaque chambre. La France insoumise, qui dénonce une loi répressive envers les étudiants, a été la seule formation à voter contre en CMP.
La proposition de loi crée notamment une « section disciplinaire commune » aux établissements d’une région académique, présidée par un membre de la juridiction administrative. Elle serait saisie par le président ou directeur d’établissement. L’idée, selon le corapporteur à l’Assemblée, Pierre Henriet (Horizons), est de pouvoir y traiter les dossiers les plus sensibles.
Mais cet article a cristallisé des tensions, la députée « insoumise », Marie Mesmeur, dénonçant une commission « qui va pouvoir juger des étudiants en dehors de leurs lieux d’études ». « On va avoir une répression sans nom des étudiants », a-t-elle ajouté dans une vidéo mardi.






