France PolitiqueRenaissanceLRPSEELVRNÉlectionsLFIPolitique. Prôner le retour dans leur pays d’origine d’immigrés et descendants d’immigrés extra-européens : l'idée divise l’extrême droite française et européenne. Publié le 05/06/2026 à 16:00bookmarkLa théorie raciste de la "Remigration"- dans la mesure où elle vise essentiellement les immigrés et descendants d'une immigration extra-européenne, en se basant notamment sur un critère ethnique - gagne en visibilité en Europe.Ali Kazal/Unsplash - Mdrazaul/Shutterstock - L'Express15 novembre 2014, à deux pas de la tour Eiffel. Quelques centaines de personnes, costumes ajustés, le cheveu coupé ras, se pressent en direction d’une salle en sous-sol, dans le XVe arrondissement de Paris. La crème de la crème de l’extrême droite française s’est donné rendez-vous pour assister aux "Assises de la remigration", organisées par le Bloc identitaire, un parti groupusculaire obsédé par la défense de la civilisation blanche occidentale contre un supposé "grand remplacement" de la population européenne. Une tribune accueille les neuf intervenants. Sous le pupitre, inscrit en lettres noires : "Du grand remplacement au grand retour". L’idée de cette réunion : faire connaître et populariser le nouveau concept de l’extrême droite groupusculaire, la "remigration". Le mot ne figure pas dans le dictionnaire. Concrètement, il s’agit d’organiser le retour massif d’étrangers et de descendants d’étrangers extra-européens, et considérés comme "non assimilés", dans leurs pays d’origine - y compris des citoyens ayant la double nationalité. .