Publié le 05/06/2026 15:36
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Face à l’engorgement des urgences, de plus en plus de patients se tournent vers des centres de soins immédiats. Consultations rapides, examens sur place et délais réduits : ces structures privées apparaissent comme une alternative efficace pour les cas non vitaux, sans remplacer l’hôpital.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Ali, 4 ans, se plaint d'une douleur au pied droit après une chute à l'école la veille. Plutôt que les urgences, ses parents ont choisi de venir dans un centre médical à 20 minutes de chez eux. "On a pensé à l'urgence, mais autant venir ici, c'est plus rapide. On prend un Uber, on arrive et voilà. On est restés 15 minutes à attendre. Ça a été relativement vite", confie Julie, la mère d'Ali.7 salles de consultation, une autre pour des radios. Le centre privé est un relais des urgences, il travaille main dans la main avec elles. 7 jours sur 7, une équipe de médecins et d'infirmiers accueille les patients dont l'état ne nécessite pas une hospitalisation, comme Ali. "C'est exactement le parfait exemple, c'est-à-dire un traumatisme qui paraît pas trop grave, pas trop douloureux, mais en attendant il faut quand même qu'il ait une évaluation médicale et puis, s'il a besoin d'examens complémentaires, une radio, puis après on a la possibilité aussi de faire d'autres examens sur place", explique le docteur Lionel Segard, médecin généraliste et cogérant du centre médical de soins immédiats des Weppes à Hallennes-lez-Haubourdin (Nord).Dans la salle d'attente, une centaine de patients défilent chaque jour. Mais ici, pas d'embouteillage et un délai bien plus court qu'à l'hôpital, car les pathologies sont moins lourdes. "Oui, c'est à peu près une demi-heure, beaucoup plus rapide que les autres. J'y serais allé, je pense que là, à midi, j'aurais demandé à ma femme d'aller voir pourquoi elle me cherchait un petit sandwich ou quoi, en attendant les résultats", raconte un patient.Quant à la prise en charge, elle est la même que dans un cabinet médical classique. Anne-Sophie Piras, secrétaire médicale du CMSI des Weppes à Hallennes-lez-Haubourdin (Nord), précise : "Chez nous, le patient paye que la part mutuelle et ensuite on fait les télétransmissions et il est remboursé sous une dizaine de jours par sa mutuelle."Plus d'une quarantaine de centres comme celui-ci existent en France. Un moyen de désengorger les urgences, car 30 à 40 % des patients qui s'y rendent pourraient être pris en charge ailleurs.










