Chaque vendredi sur Arte, le journaliste et humoriste pose son regard décalé sur les objets et pratiques du quotidien. Et s’en moque avec délice. Pour nous, David Castello-Lopes se demande entre autres quand sont apparus les marquages au sol, ou comment différencier un zébroïde d’un zonkey. Photo Renaud Bouchez/SO/Leextra via opale.photo Par Marie-Hélène Soenen Publié le 05 juin 2026 à 12h30 Regard profond planté dans un horizon fort fort lointain, David Castello-Lopes exhibe au choix une chaise pliante, une théière, ou encore Nerus, son chat sans poil, arrimé sur ses épaules. Le mini-générique absurde du « Monde des choses », chronique lancée à la rentrée 2025 dans 28 minutes, nous fait déjà marrer à lui tout seul. Les fidèles du mag d’info d’Arte connaissaient déjà bien la patte du journaliste-humoriste : son précédent format, la pastille « Intéressant », y répondait joyeusement aux questions les plus prosaïques chaque samedi depuis 2019. Cette saison, ils n’ont pas perdu au change : David Castello-Lopes continue d’assouvir son insatiable curiosité en explorant la banalité pas si banale du quotidien. Quand sont apparus les marquages au sol ? Comment différencier un zébroïde d’un zonkey, une mule d’un bardot ? « Pourquoi diable the fuck » les Américains sont-ils soudainement obsédés par les protéines ? Regard aiguisé et âme d’enfant Frétillant à l’idée de débusquer l’essence d’un métier ou d’un objet dans les détails, il visite un lieu, une usine, une entreprise. Mais son péché mignon, ce sont les salons professionnels en tout genre, véritables réalités parallèles avec leur jargon, leurs improbables publications spécialisées et leurs slogans quasi parodiques. « Le bureau de demain est un nouvel art d’habiter le travail », relève-t-il au Salon du mobilier de bureau… C’est souvent l’absurdité du langage marketing dont il se fout avec délices, et non sans une certaine tendresse. David Castello-Lopes a le regard aiguisé, mais une âme d’enfant. S’il s’intéresse au camping-car, c’est parce qu’il était, à ses yeux de petit garçon, « une cabane d’un genre suprême, puisqu’elle se déplace ». Lâché dans les allées du Salon des véhicules de loisirs, le quadragénaire pétille, l’« émerveillement de 1985 réactivé sur-le-champ ». De sa passion pour les semi-remorques miniatures, ses « amis d’enfance avec leur énorme tête et leurs toutes petites fesses », il tire l’une de ces irrésistibles chroniques qui recèlent à la fois une fraîcheur enfantine et deux trois infos qui donnent une dimension nouvelle aux choses. « Le monde des choses », inédits le vendredi jusqu’au 26 juin dans 28 minutes, saison disponible sur YouTube et Arte.tv. À lire aussi : David Castello-Lopes, sur France Inter, l’art de poser des questions que personne ne se pose (et d’y répondre) Télévision Arte et Arte.tv Humour Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner