L’intérieur du cellule de la prison de Bordeaux-Gradignan, le 11 décembre 2023. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Insalubrité, suroccupation, manque de surveillants et « insécurité généralisée » : la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) alerte, vendredi 5 juin, sur les conditions « gravement dégradées » au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan.

Dans cette prison de 633 places, 1 188 personnes étaient détenues en mars, soit un taux de surpopulation de 191 %, quand la moyenne nationale s’établit à 139 % – son nouveau record battu au 1er avril. L’établissement ne raisonne plus « en capacité d’accueil » mais « en matelas au sol », relève dans un rapport publié vendredi la Contrôleure, Dominique Simonnot.

Elle établit des « recommandations en urgence », qui font suite à une première alerte en 2022 et à une ordonnance du tribunal administratif de Bordeaux de la même année, qui enjoignait déjà à l’administration pénitentiaire de prendre des mesures « urgentes » au regard de « conditions de détention indignes ». Sollicitée par l’Agence France-Presse (AFP), l’administration pénitentiaire n’a pas réagi.

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