Le gouvernement de Christine Fréchette a officiellement proposé jeudi d’élargir la portée de la « loi 101 » aux centres de formation professionnelle et d’éducation des adultes.Le ministre responsable de la Langue française, Jean-François Roberge, a déposé au Salon rouge le projet de « Loi encadrant la langue de l’enseignement en formation professionnelle et en formation générale des adultes ».Comme son nom l’indique, il vise à étendre la portée de la Charte de la langue française aux écoles de métiers ainsi qu’aux centres d’éducation des adultes. C’est donc dire que tous les Québécois qui ne font pas partie de la communauté historique d’expression anglaise devront y suivre leurs cours en français.En étude des crédits budgétaires de son ministère, en mai, le ministre Roberge avait affirmé que la mesure toucherait environ 27 000 personnes dès le jour un.L’idée d’élargir la portée de la « loi 101 » à la formation professionnelle et à la formation générale des adultes n’est pas nouvelle. En 2023, Jean-François Roberge avait d’ailleurs dit envisager le dépôt d’un projet de loi pour colmater une « faille » par laquelle plus de 140 000 néo-Québécois avaient suivi une formation professionnelle en anglais en vingt ans.