Le plan-relief de Québec déménage sous la terrasse Dufferin, au pied du château Frontenac. Le Devoir a eu la chance d’observer de près la structure interne de cette ville miniature exceptionnelle fabriquée entre 1806 et 1808.Les restaurateurs de Parcs Canada s’affairent à assembler les premières sections de la maquette au moment de notre passage sous la terrasse. Les autres pièces de ce casse-tête géant de six mètres de long sont éparpillées autour d’eux.La précision de l’œuvre donne le vertige. En plus des maisons, on aperçoit des hangars, des cordes de bois et même des fours à pain dans les arrière-cours. La ville est toutefois déserte, à l’exception de la figurine d’une religieuse qui erre dans les jardins de l’hôtel-Dieu.La trame inchangée des rues permet de retrouver son chemin dans le Québec de 1808. On reconnaît ainsi le Morin College, le monastère des Ursulines et les Nouvelles Casernes, qui sont toujours en place. Il en va autrement du château Saint-Louis, l’ancienne résidence des gouverneurs de la Nouvelle-France. C’est à proximité de ses ruines que la maquette est aujourd’hui assemblée, au Lieu historique national des Forts-et-Châteaux-Saint-Louis. Son montage devrait être terminé d’ici le début juillet.ConceptionLe plan-relief de Québec est l’œuvre de Jean-Baptiste Duberger, un arpenteur originaire de Détroit. Sa représentation de la capitale du Bas-Canada en trois dimensions visait à convaincre les autorités britanniques de la pertinence des fortifications proposées par l’ingénieur Gother Mann le long du rempart français de 1745.« Mann avait élaboré un grand projet défensif pour la ville, et deux de ses éléments n’avaient pas été acceptés par un comité d’ingénieurs de Londres », explique l’historien André Charbonneau. La construction d’une citadelle au point le plus élevé de Québec était au centre de ce système défensif qui sera réalisé plus tard.
Le plan-relief de Québec de 1808 déménage
La trame inchangée des rues permet de retrouver son chemin dans l’ancienne capitale du Bas-Canada.








