Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Droite Droite Droite Si l’éventualité d’une alliance entre la droite et l’extrême droite séduit certains ténors politiques, elle en repousse d’autres, qui restent attachés au cadre historique de référence issu de la seconde guerre mondiale. Article réservé aux abonnés Un mot dans l’air. Ils sont quelques-uns à en rêver à voix haute. Eric Zemmour ; Marion Maréchal, qui voudrait suivre le modèle de Giorgia Meloni ; Laurent Wauquiez, qui réclame une primaire rassemblant tous les « talents dispersés », de Gérald Darmanin à Sarah Knafo. Et Eric Ciotti, transfuge Les Républicains (LR), désormais à la tête de l’Union des droites pour la République (UDR), fondée en août 2024. « Nous avons ouvert le chemin de l’union des droites », claironnait-il, le 24 mai, dans les colonnes du Journal du dimanche, qui se fait régulièrement, comme CNews, le relais d’un tel projet. A gauche − où l’on parle d’union de « la » gauche −, la coalition des forces est généralement considérée comme un idéal politique. A droite, où il s’agirait plutôt d’unir « les » droites, son éventualité divise. C’est qu’elle pose une question existentielle à la droite héritière du gaullisme. La terminologie même est sujette à débat. En oblitérant la composante « extrême » de l’union, elle a une valeur performative : l’employer, c’est déjà un peu la faire advenir. Certains journaux − dont Le Monde − ne l’utilisent qu’entre guillemets, et lui préfèrent l’expression d’alliance « des droites et de l’extrême droite ». C’est pour une tout autre raison que le Rassemblement national (RN) lui-même se garde de reprendre à son compte l’expression, trop marquée par les logiques d’appareil. Marine Le Pen, attachée à l’affichage antisystème « ni droite ni gauche » du Front national (FN), récuse encore l’étiquette de « droite » pour son parti. Il vous reste 74.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.