Publié le 03/06/2026 14:40

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Des pierres précieuses, des montres de luxe et des lingots d'or : c'est le butin très important qui a été découvert par les enquêteurs français, qui ont démantelé un réseau de receleurs. Dix-neuf personnes ont été interpellées, en France et en Belgique, où étaient écoulées les marchandises volées.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Des dizaines de montres de luxe, des Rolex ou des Cartier, d'abord volées lors de cambriolages en France, puis écoulées en Belgique. Il s’agit d'une partie des objets saisis lors d'un vaste coup de filet la semaine dernière.Tout commence en Seine-Saint-Denis, d'où seraient partis plusieurs dizaines de millions d'euros de bijoux en quelques mois. De Sevran plus précisément, les bijoux sont convoyés chaque semaine en voiture jusqu'à Charleroi (Belgique). Un intermédiaire les récupère, puis les achemine à Anvers. "Il y avait deux familles concernées. Chaque famille faisait deux à trois trajets par semaine direction la Belgique. À chaque fois, chacune des familles avait deux à trois kilos d'or à revendre à leur revendeur belge. On a pu démontrer plus de 135 voyages", détaille le colonel Denis Hebinger, commandant de la section de recherches de Versailles.Côté belge, l'or est refondu à Anvers, dans le quartier des diamantaires. Notre équipe en Belgique a retrouvé l'immeuble mercredi 3 juin, un appartement à l'abri des regards. À l'intérieur, selon les policiers, se trouvent de très nombreux bijoux, six kilos de lingots et tout le matériel pour refondre l'or. "À Anvers, ces marchands d'or n'étaient pas très visibles. Ils n'avaient pas de magasins, c'était dans des bureaux. Les bijoux volés étaient transformés, fondus et revendus sur le marché", indique Christophe Aerts, porte-parole du parquet d'Anvers (Belgique).Le trafic est finalement démantelé la semaine dernière après dix mois d'enquête. Dans cette affaire, dix personnes ont été interpellées en Belgique, neuf en France. Elles sont mises en examen pour recel et blanchiment en bande organisée notamment.