La création au féminin. « L’histoire de mon œuvre à Mural va porter sur la façon dont les femmes créent des choses. C’est une sorte de récit sur comment les femmes sont des créatrices par essence. On crée la vie et on est si proches de ce seuil qui mène vers la vie », explique Leilani Shaw. L’artiste multidisciplinaire mohawk et northern paiute originaire de Kahnawà:ke figure parmi les invités du festival cette année et c’est sur un conteneur maritime, situé près du parc du Portugal sur Saint-Laurent, que les promeneurs pourront la voir en action.La femme — mais aussi la nature et le cycle du jour et de la nuit — entrera alors en dialogue avec quelque chose de plus vaste, de plus difficile à nommer. La pratique de Leilani Shaw, qui s’articule depuis huit ans autour des murales, de l’art numérique, de la projection mapping et du tatouage, porte en effet une intention claire : rendre visible ce que la ville oublie et ancrer dans l’espace public des récits que trop peu de surfaces ont jusqu’ici accueillis.Sa murale, comme bon nombre de ses précédentes œuvres, Leilani Shaw l’a pensée à partir des femmes qui l’entourent et qui ont fait d’elle qui elle est aujourd’hui. « C’est comme si je prenais un peu de chacune des femmes dans ma vie — que ce soient des amies, de la famille, ou d’autres personnes avec qui j’ai grandi — et j’incorpore tout ça dans une sorte de féminité divine, une déité. C’est vraiment ce que j’aime dessiner », souligne-t-elle. La représentation concrète d’une présence humaine, croit-elle, aide les gens à s’ancrer dans l’œuvre, à y trouver un point d’entrée avant même de connaître le récit qu’elle propose.
Réflexions autochtones à Mural avec Leilani Shaw
L’artiste multidisciplinaire souhaite, pendant le festival, donner de la visibilité à des récits souvent mis de côté.













