Publié le 02/06/2026 21:38

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Où trouver l'argent pour boucler le budget 2026 et combler le coût de la guerre au Moyen-Orient ? Le Premier Ministre, Sébastien Lecornu a déjà prévenu qu'il y aurait des coupes : quelles sont-elles ? Elements de réponse.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Alors que la crise au Moyen-Orient s'éternise et coûte de plus en plus cher, entre de maigres recettes et les aides ciblées, Bercy doit faire des choix, avec 4 milliards d'euros d'économie à réaliser dès 2026 répartis entre les ministères, certains plus ciblés que d'autres. Deux ministères, régaliens d'abord. Celui de la Justice : Bercy, annonce 370 millions d'euros de gel de crédit dans le budget de l'administration pénitentiaire. Même coup de serpe à l'Intérieur, où la Police nationale est priée d'économiser 234 millions d'euros sur un budget de près de 14 milliards. Inacceptable, pour le Rassemblement national. "On a encore vu samedi soir les conditions dans lesquelles travaillaient les policiers. Maintenant, vous allez leur expliquer qu'il y a plusieurs centaines de millions d'euros de crédits qui sont annulés", fustige Philippe Ballard, député (RN) de l'Oise. Coup de rabot aussi dans la formation professionnelle, où 123 millions d'euros seront gelés. Côté écologie, le Fonds vert, qui finance les projets environnementaux localement, est lui aussi concerné: 162 millions d'euros. "Quand on voit que l'Espagne met plus 9 milliards sur l'isolation des bâtiments, la réfection des bâtiments, la transition énergétique parce qu'on vient de vivre un dôme de chaleur, nous on vient de vivre un dôme de chaleur et on diminue les crédits. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise? C'est irresponsable", dénonce Sandrine Rousseau, députée (Écologiste et Social) de Paris. Le ministre des Comptes Publics lui, assume et se veut rassurant, en particulier concernant la Police et la Justice. "C'est moins de 1% des dépenses de l'État. Et donc, évidemment, qu'on peut faire ces économies sans toucher au cœur du service public, sans toucher aux investissements indispensables, aux recrutements indispensables", assure David Amiel, le ministre de l’Action et des Comptes publics. Ces gels ne sont pas définitifs, et certains des crédits pourront être versés. Car en coulisses, les ministres s'activent et négocient avec Matignon pour ne pas réduire la voilure dans leur ministère.