Thomas, recruté par les services secrets, abandonne tout après une rencontre inattendue

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Alors qu'il est tout juste diplômé de Sciences po et travaille depuis peu au Sénat, Thomas reçoit un jour un appel d’un numéro inconnu. Au téléphone, on lui parle au nom du ministère des Armées et on lui propose une rencontre, sans davantage de précisions. "On s’annonce comme le ministère des Armées et on souhaite me rencontrer", raconte-t-il. Intrigué, le jeune homme accepte ce rendez-vous fixé à Paris, dans un lieu qu’il décrit comme "interlope".

Lors de cette première entrevue, son interlocuteur se dévoile rapidement. Thomas explique que l’homme se présente comme membre de la DGSE, et lui précise qu’il appartient au "Bureau des Missions", "le bureau qui gère les clandestins, donc les espions", explique-t-il. Le processus s’enclenche ensuite sur plusieurs mois, entre entretiens, évaluations et échanges confidentiels. Jusqu’au moment où tombe cette phrase décisive : "Vous allez rentrer dans la famille des clandestins".

Au fil du recrutement, Thomas découvre ce que les services attendent d’un futur espion. Il évoque des discussions sur "le rapport à la mort et à la transgression", mais aussi une série de tests destinés à mesurer ses capacités d’adaptation. Parmi les qualités recherchées, il cite une forme de souplesse face aux règles : "Clandestin veut quand même dire hors la loi", confie-t-il. Thomas résume aussi l’exigence du métier en une formule simple : "Un espion, ça doit être monsieur Tout-le-monde", raconte-t-il.