Publié le 02/06/2026 15:49

Mis à jour le 02/06/2026 15:49

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Les librairies Furet du Nord, une enseigne mythique du nord de la France, viennent d'être placées en redressement judiciaire. Le groupe compte 27 points de vente et 600 salariés. Au cours des dernières années, la concurrence du commerce en ligne a fait beaucoup de mal aux librairies traditionnelles.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Une page se tourne pour la plus célèbre des librairies lilloises : le Furet du Nord a été placé en redressement judiciaire, lundi 1er juin, une annonce qui ne passe pas inaperçue sur la Grand-Place. "Le Furet du Nord, c'est quand même quelque chose. C'est le Nord. Franchement c'est triste, vraiment triste", commente une passante.Car l'enseigne mythique est très appréciée : 13 000 visiteurs chaque jour, et nombreux sont ceux à y avoir leurs habitudes. "J'ai une famille avec mes enfants. Je pense que ça leur a permis de leur transmettre le goût du livre", confie une cliente. "C'est vrai que dès qu'on a des achats au niveau des livres ou papeterie ou des choses comme ça, le réflexe, c'est de venir au Furet", avance une autre. Le Furet du Nord ouvre ses portes en 1921. Plus de 100 ans d'histoire donc, pour l'enseigne qui fut jusqu'en 1990 la plus grande librairie du monde. Elle rencontre aujourd'hui des difficultés financières. La consommation de livres papier ne cesse de chuter. En cinq ans, le groupe a enregistré une baisse de 15% de ses ventes. "Le marché des biens culturels traverse une crise profonde dans un contexte encore fragilisé ces derniers mois par l'évolution du pouvoir d'achat et des modes de consommation", a fait savoir le groupe NOSOLI, qui détient également les librairies Decitre. Au total, avec le Furet du Nord, 27 enseignes sont concernées par ce redressement judiciaire en France. L'inquiétude est immense pour les 600 salariés. Les syndicats espèrent le moins de casse possible. "Je ne rêve pas non plus. Je pense qu'il y aura des suppressions de postes, il y aura certainement aussi des fermetures. Je n'imagine pas une société se mettre en redressement judiciaire pour se mettre simplement en redressement judiciaire. Il y a aussi une colère qui monte vis-à-vis d'une direction, qui n'a pas vu les changements stratégiques à venir", commente Franck Brunet, le délégué syndical CFDT de Furet du Nord. Pour redresser l'enseigne, plusieurs pistes ont été évoquées comme la volonté de se renforcer davantage dans le numérique. Des annonces auront lieu dans les prochaines semaines.