Publié le 02/06/2026 15:54

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3 heures 10 d'attente avant d'être soigné. C'est le temps moyen que l'on passe à patienter au service des urgences, selon une récente enquête du ministère de la Santé. Les délais se sont considérablement allongés à toutes les étapes. C'est une heure de plus qu'il y a 10 ans. Comment expliquer une telle dégradation ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Une salle d'attente d'hôpital qui déborde, des patients qui s'entassent sur des brancards dans les couloirs, c'est régulièrement ce à quoi sont confrontés les patients lorsqu'ils se présentent aux urgences. "Une fois qu'on est dans les urgences, c'est très long. [...] J'ai l'impression que les médecins étaient très peu nombreux", observe une patiente. "La dernière fois, on est arrivé vers 19 heures et on est reparti dans les alentours de 1 heure, 2 heures du matin", assure une autre.Selon une enquête réalisée avec 10 ans d'écart un jour de semaine en juin, la moitié des patients qui ont fait l'objet d'une prise en charge complète ont attendu 3h10 en 2023 contre 2h15 en 2013, soit 55 minutes de plus.C'est en cas d'hospitalisation que l'attente s'aggrave. Un patient sur deux passe alors 6h30 aux urgences, contre 4h45 en 2013, soit 1h45 de plus, car les examens sont plus nombreux aujourd'hui. "On fait énormément d'examens complémentaires aux urgences de façon à pouvoir laisser partir les patients après avoir été rassurés ou éventuellement en faisant un suivi en ville ou en hospitalisation à domicile. Si vous avez des examens de biologie en ville, ça vous prend la journée. Nous, c'est quelques heures, mais il faut quand même ces quelques heures. Le scanner, quand vous avez un ou deux scanners et que vous avez dix patients à passer au scanner, plus les patients du reste de l'hôpital, forcément, il y a de la queue", explique le Docteur Mathias Wargon, président de l'Observatoire régional des Urgences d'Île-de-France.Ce qui n'a pas changé depuis 2013, c'est que lorsque les urgences sont saturées, c'est le patient le moins gravement malade qui attendra le plus longtemps.