Publié le 02/06/2026 14:59

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Les premières condamnations après les violences lors de la victoire du PSG en Ligue des champions sont tombées. 112 personnes ont été déférées. Plusieurs d'entre elles ont été condamnées, jusqu'à six mois de prison ferme. Les enquêteurs traquent les auteurs de ces violences grâce aux caméras de surveillance.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Au tribunal judiciaire de Paris, les audiences s'enchaînent après les violences de samedi 30 mai. Lundi 1er juin, les premières condamnations sont tombées, des peines avec sursis et parfois jusqu'à six mois de prison ferme. Mardi, une vingtaine de nouveaux dossiers sont prévus, certains contestés par les avocats. "Il ne faudrait pas que ceux qui ont été interpellés, en tout cas les deux personnes que j'ai défendues, soient assimilés à des personnes qui avaient des intentions d'envoyer des mortiers sur des forces de l'ordre", lance Me Natacha Britsch, avocate.Parmi les affaires jugées en comparution immédiate, se trouvent surtout des agressions contre les policiers et les gendarmes. D'autres enquêtes sont toujours en cours, comme celle portant sur la dégradation d’un abribus sur les Champs-Élysées. Certains assaillants agissent à visage découvert, comme un jeune homme qui brise une vitre à coup de pied. Une scène filmée est largement relayée sur les réseaux sociaux, des images désormais au cœur des investigations. "J'ai souhaité que la sûreté territoriale puisse s'emparer de ces images afin de tenter d'en identifier les auteurs. À partir de ces images, on va faire une enquête classique", indique Laure Beccuau, procureure de la République de Paris.Des preuves en images qui vont accélérer le travail des policiers, mais qui ne seront pas forcément suffisantes à elles seules pour identifier les suspects. "Si les personnes ne sont pas connues et n'ont pas été placées en garde à vue, ça veut dire qu'on n'a pas pris de photos de ces personnes qui nourrissent un fichier de traitement des antécédents judiciaires. C'est plus complexe pour les retrouver", précise Jérôme Jimenez, délégué Alliance Police 75. Pour identifier les auteurs, les enquêteurs comptent aussi sur la géolocalisation des téléphones portables actifs ce soir-là dans le secteur.