Publié le 01/06/2026 16:15
Mis à jour le 01/06/2026 16:15
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La polémique enfle et de nombreuses questions se posent, après les violences qui ont jalonné la soirée de célébration de la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions, samedi 30 mai. Les premières comparutions immédiates ont lieu ce lundi 1er juin, au moins 11 personnes devraient être jugées. Après 890 interpellations, la colère est importante chez les commerçants qui ont subi d'importants dégâts.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Un magasin de sport situé près des Champs-Elysées, à Paris, a été pillé par un groupe de casseurs. Mêmes dégâts dans une superette. Dans la soirée de samedi 30 mai, après le sacre du PSG en Ligue des champions, plusieurs boutiques ont été saccagées dans le même quartier. La gestionnaire d'un hôtel raconte une soirée d'angoisse : "C'était la panique totale, parce qu'il y avait beaucoup de gens dehors, il y avait la police, des gens jetaient des trucs par terre… C'était un peu le chaos, on va dire !"Des violences qui ont poussé un restaurateur à fermer plus tôt que prévu et à veiller dans son établissement. "On est obligés de fermer, de ne pas travailler, et à chaque événement maintenant, nous avons peur de ce qu'il va se passer derrière", confie-t-il.Malgré un imposant dispositif de sécurité, la fête a vite dégénéré dans les rues de la capitale. Comme sur des images, où des jeunes saccagent un magasin. Un peu plus loin, d'autres s'acharnent sur un abribus. Mêmes tensions Porte de Saint-Cloud, où les forces de l'ordre ont été vidées par des mortiers d'artifice. Un policier a été grièvement blessé, touché par une bombe agricole. Deux personnes ont également perdu la vie lors de cette soirée.Des débordements dénoncés par une grande partie de la classe politique. Ce matin, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a défendu sur France Inter "un dispositif exceptionnel en volume de fonctionnaires et de militaires de la gendarmerie mobilisés", avec "des consignes d'extrême fermeté d'intervention". Au total, ce week-end, plus de 890 interpellations ont eu lieu. Au moins 11 personnes sont jugées en comparution immédiate ce lundi.













