Publié le 01/06/2026 21:10
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Au total, 890 personnes ont été interpellées après les débordements samedi 30 mai lors de la victoire du PSG, un chiffre en hausse de 45% par rapport à 2025. Alors que les premières comparutions immédiates ont commencé, quel est le profil des casseurs ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Dans un quartier parisien dans la soirée du samedi 30 mai, la fête a tourné au cauchemar. Des vitrines ont été brisées, plusieurs magasins saccagés. Au total, 890 personnes ont été interpellées. Treize d'entre elles étaient jugées dans l'après-midi du lundi 1er juin, en comparution immédiate. Ce sont des hommes, tous âgés de 18 à 25 ans. La plupart sont accusés d'avoir utilisé ou transporté des mortiers d'artifice, ou d'avoir agressé des policiers. Parmi les prévenus, Amer K., 19 ans, a été condamné à dix mois de prison avec sursis pour transport d'armes et détention d'explosifs. Ses amis, présents lors de l'audience, ne comprennent pas la condamnation. "C'est normal qu'il y ait des mortiers. Mais on est des jeunes, on profite un peu de la vie. On tire en l'air, on dérange personne", arguent-ils. "On était dans un espace où franchement, il n'y avait ni police, ni bâtiment", avance un autre. Même incompréhension pour Sébastien, un père de famille. Son fils, Théo C., a été interpellé pour détention de mortier et pour avoir jeté une chaise sur un policier. "La détention de mortiers est interdite, maintenant, ça reste un jeune. Il n'est pas là pour casser du flic ou pour faire la zizanie, il est là pour faire la fête. C'est quelqu'un qui est père de famille. Il a un enfant en bas âge qui a un an et demi. Il a sa maison, il a son boulot, il a sa famille", déplore-t-il. Pour l'instant, les premières peines prononcées vont du sursis à six mois de prison ferme. Pour la procureure de Paris, les personnes interpellées n'étaient pas de simples supporters, emportées par l'euphorie des célébrations : "Il y a un certain nombre de personnes dont on peut typiquement dire que ce n'était pas du tout des amateurs de football, puisqu'ils ont commis leurs exactions pendant le match. Or, si ça avait été de vrais supporters du PSG, évidemment, ce n'est pas dans cette temporalité-là qu'on les aurait vus agir."Dans la soirée de lundi, 68 personnes se trouvent toujours en garde à vue, et des enquêtes ont été ouvertes pour les faits les plus graves.














