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Mettre fin au "climat d'omerta". Les députés examinent, ce lundi 1er juin, la proposition de loi visant à lutter contre les violences exercées sur les enfants à l'école et dans le périscolaire. Elle a été rédigée dans le sillage de l'enquête parlementaire ouverte après le scandale de Bétharram.
"Pendant des décennies, un climat d'omerta, la défaillance de l'État, une culture légitimant la violence sur les enfants, ont laissé des criminels, en milieu scolaire, ravager la vie de dizaines de milliers d'élèves", rappellent ses auteurs, Violette Spillebout (Renaissance) et Paul Vannier (LFI). Leur objectif : "Que plus jamais des enfants ne soient maltraités ou violentés dans des établissements par des adultes censés les éduquer et les protéger".
En 2025, c'est conjointement que ces deux députés de bords politiques différents avaient mené la commission d'enquête qui avait notamment entendu François Bayrou, alors Premier ministre, sur la connaissance qu'il aurait pu avoir des sévices infligés aux élèves de l'établissement Notre-Dame de Bétharram, près de Pau.
Un travail mené conjointement avec LFIDe ces plusieurs mois de travaux et d'auditions, est née cette proposition de loi, rédigée à quatre mains. Mais lundi, dans l'hémicycle, elle sera défendue seule au banc par Violette Spillebout à partir de 16 heures. En cause, le refus du groupe de Gabriel Attal de soutenir un texte porté conjointement avec un député insoumis, qui a donc proposé à Violette Spillebout d'inscrire son texte sur l'un de ses créneaux réservés dans l'agenda, à condition qu'elle le redépose seule.














