Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Romans francophones Romans francophones Romans francophones La journaliste et autrice signe un texte drôle et féroce sur les questionnements féministes actuels, sans jamais ridiculiser le combat. Article réservé aux abonnés « Des filles comme il faut », de Nadia Daam, L’Iconoclaste, 395 p., 21,90 €, numérique 15 €. Ce qu’il y a peut-être de plus séduisant, dans le premier roman de Nadia Daam, est le peu de précautions dont son féminisme s’embarrasse pour ne pas être tout à fait « comme il faut ». La férocité joyeuse avec laquelle la journaliste, chroniqueuse, autrice du récit remarqué La Gosse (Grasset, 2024), règle son compte à la « pureté militante » et à ses exigences, ainsi qu’à l’opportunisme « réseaux sociaux compatible » de certaines « influenceuses » stars du mouvement. Le tout sans cesser pour autant de prendre au sérieux les espérances dont ce dernier est porteur, l’importance des causes qu’il défend ou la colère qui crépite sous la lutte. Des filles comme il faut déploie tout au long de ses 400 pages son humour narquois avec un sens de l’observation et de la formule qui ne ridiculise jamais le combat. Il y est question de nombreux sujets animant les féministes trentenaires et quadragénaires aujourd’hui : la charge mentale, les violences obstétricales, le « gaslighting » (cette pratique qui consiste à amener quelqu’un, mais préférablement une femme, à douter de ses propres perceptions, au point de faire vaciller sa santé mentale), le harcèlement pratiqué par les masculinistes… Il vous reste 54.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.