Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Lettres de Lettres de Lettres de L’actrice allemande tente depuis dix ans d’obtenir la suppression d’une scène de « Faux mouvement », sorti en 1975, dans laquelle elle apparaît quasi nue alors qu’elle était âgée de 13 ans. Article réservé aux abonnés LETTRE DE BERLIN Le cinéma allemand est resté jusqu’ici relativement épargné par la vague MeToo qui a secoué la scène française. L’actrice allemande Nastassja Kinski tente toutefois depuis plus de dix ans d’obtenir la suppression d’une scène la montrant quasi nue, âgée de 13 ans, dans un des premiers films du réalisateur allemand Wim Wenders, Faux mouvement, sorti en 1975. Elle y joue le rôle de Mignon, une adolescente muette, et y apparaît allongée dans un lit, vêtue uniquement d’un slip alors qu’un homme en sous-vêtements s’allonge sur elle, la gifle, puis lui caresse le visage. Le film, ainsi que le livre dont il est tiré, ne fait pas mystère du fait que les deux personnages ont des relations sexuelles. Le long-métrage raconte le parcours d’un jeune homme aspirant écrivain qui, au cours de ses voyages, croise plusieurs compagnons de route un peu étranges, dont un ancien combattant accompagné d’une jeune fille muette. Il s’agit du premier film dans lequel apparaît l’actrice, qui a tourné d’autres films avec Wim Wenders et est devenue par la suite une star mondiale. Aujourd’hui âgée de 65 ans, Nastassja Kinski essaie d’obtenir la suppression de cette scène qui ne dure que quelques minutes. Elle demande également une indemnisation. La libération de la parole des actrices dans le sillage de l’affaire Weinstein et du mouvement MeToo l’a poussée à s’exprimer sur le malaise que lui a toujours inspiré ce passage, a-t-elle expliqué dans un entretien au quotidien Süddeutsche Zeitung publié le 23 mai. « Même si, à 13 ans, je ne savais pas encore grand-chose, j’avais déjà remarqué que ce n’était pas normal. » Il vous reste 71.69% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.