Publié le 31/05/2026 21:07

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Un marathon unique en son genre est organisé sur les pentes de l'Everest au Népal. La course débute à 5 000 mètres d'altitude et requiert une importante préparation. Un Français s'est lancé dans ce défi.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.C'est l'un des paysages les plus majestueux de la planète, mais aussi l'un des plus hostiles. Sur le camp de base de l'Everest, à 5 364 mètres d'altitude, là où l'oxygène manque, 250 coureurs s'apprêtent à prendre le départ du plus haut marathon du monde. La première difficulté de ce marathon, c'est d'atteindre la ligne de départ à 5 364 mètres d'altitude sans moyen de transport, 10 jours d'ascension à pied au minimum sont nécessaires.Cette course, Gontran Isnard, passionné de montagne, s'y prépare depuis quatre mois. "Je crois que je voulais me prouver que je suis capable de réaliser un tel défi, de suivre une telle préparation. Je passe pas mal de temps en montagne, je cours beaucoup aussi, donc on verra ce que ça va donner", confie-t-il.La veille de la course, c'est donc seul qu'il découvre le camp de base de l'Everest où il va passer la nuit à plus de 5 000 mètres d'altitude. Il fait moins 10 degrés. "Je suis quand même pas mal inquiet de la nuit qui arrive. Je me demande si je ne vais pas avoir très froid. Mais bon, on verra bien, et puis au pire c'est qu'une mauvaise nuit", partage Gontran Isnard.Au petit matin, c'est encore dans le froid qu'est sifflé le grand départ. Gontran, qui a déjà participé à une dizaine de trails en compétition, vise le top 5. Mais les trois premiers kilomètres se parcourent sur des roches gelées. C'est ensuite, presque entièrement en descente, que se déroule le reste de la course : 2 900 mètres de dénivelé négatif. Un terrain sans pitié.Après 17 km et 2 heures de course, c'est l'heure du ravitaillement. Le corps, fragilisé par l'altitude et le manque d'oxygène, est à deux doigts de craquer. Mais, porté par le public et par un mental d'acharné, Gontran Isnard résiste et finit par franchir, après 6 h 27 d'efforts, la ligne d'arrivée. Il est 12e au classement des coureurs internationaux.Créée il y a plus de 20 ans, cette course a lieu tous les 29 mai précisément, en hommage aux jours exacts où Tenzing Norgay et Edmund Hillary furent les tout premiers à gravir le plus haut sommet du monde.