Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Maternité Maternité Maternité Tribune Collectif Le jour de la Fête des mères, un collectif composé de représentantes associatives, de militantes, de journaliste et des comédiennes Laure Calamy et Julie Gayet appelle, dans une tribune au « Monde », à la mise en place de politiques publiques « tournées vers la protection des écosystèmes, le soin, l’éducation et la défense du système de santé ». Publié aujourd’hui à 13h30, modifié à 14h23 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Nous, mères, parents, associations et personnes engagées, appelons, en ce jour de Fête des mères, à promouvoir une société égalitaire et qui prenne soin de la jeunesse. Dans un moment où l’avenir semble incertain, où les désirs de puissance croissent, où les sols et l’eau s’épuisent, où la violence et l’instabilité s’installent, nous appelons à construire un monde durable pour la jeunesse, où toutes les enfances se valent et sont protégées. Alors que les discours natalistes se teintent de vocabulaire militaire et nous enjoignent à l’urgence de « réarmer » la nation, nous voulons remettre au cœur du débat celles qui portent, élèvent, accompagnent, nourrissent, soignent et veillent, souvent seules, trop souvent dans l’épuisement, presque toujours invisibilisées. Nous appelons à créer les conditions d’une maternité choisie, accompagnée et soutenable. Nous exigeons tout d’abord la sécurité matérielle et alimentaire réelle des femmes – en particulier des plus précaires –, mais aussi la protection des droits des mères au travail, la revalorisation des métiers de l’éducation et du soin, et l’égalité salariale entre femmes et hommes, pilier de leur émancipation économique. Lorsque le niveau de vie des mères recule, ce sont les enfants qui en paient immédiatement le prix : leurs conditions d’existence se dégradent et les inégalités sociales se reproduisent et s’ancrent dès l’enfance. Pour les familles monoparentales, dont plus de 80 % sont des mères, cela se ressent particulièrement : 40 % des enfants concernés vivent sous le seuil de pauvreté. Or, les pensions alimentaires sont encore considérées comme un revenu imposable des mères et non comme ce qu’elles sont : des dépenses essentielles pour l’enfant auxquelles le parent absent contribue. Pour cela, nous appelons à la création d’un statut de parent isolé, du temps et un droit effectif au répit des mères et des pères, des modes de garde améliorés, ainsi qu’une politique d’accueil de l’enfant égalitaire et bien indemnisée. Il vous reste 66.37% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Pour une maternité choisie, accompagnée et soutenable » : l’appel d’un collectif d’associations et de personnalités
TRIBUNE. Le jour de la Fête des mères, un collectif composé de représentantes associatives, de militantes, de journaliste et des comédiennes Laure Calamy et Julie Gayet appelle, dans une tribune au « Monde », à la mise en place de politiques publiques « tournées vers la protection des écosystèmes, le soin, l’éducation et la défense du système de santé ».












