Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Pollutions Pollutions Pollutions Une marche est prévue dimanche 31 mai à Vitry-sur-Seine contre un projet porté par la Ville de Paris pour verdir son réseau de chaleur urbain. Le président du Val-de-Marne, Olivier Capitanio, promet une « guérilla juridique ». Article réservé aux abonnés « La santé d’un Val-de-Marnais vaut bien celle d’un Parisien ! » C’est peu dire que le président du Val-de-Marne, Olivier Capitanio, est en « colère ». L’objet du courroux du patron (Les Républicains) du département : le projet « Thermo-sur-Seine », porté par la Ville de Paris, d’installer un incinérateur de déchets à Vitry-sur-Seine, la plus grande commune du département, pour décarboner son réseau de chaleur urbain. La contestation monte aussi sur le terrain. A l’appel de plusieurs associations, une marche est prévue dimanche 31 mai entre l’incinérateur d’Ivry-sur-Seine et Vitry-sur-Seine. « Le temps où la capitale pouvait traiter les départements voisins comme des territoires servants est révolu, tonne l’ancien maire de Maisons-Alfort. C’est bien de vouloir verdir son chauffage urbain, mais considérer qu’on peut installer une usine d’incinération dans un département voisin pour améliorer la qualité environnementale des Parisiens au détriment des habitants du Val-de-Marne, ce n’est pas acceptable. » Le réseau de chaleur parisien, constitué de plus de 500 kilomètres de canalisations, est le plus important de France : à partir de l’eau prélevée dans la Seine et chauffée par une dizaine de centrales de production de vapeur, il alimente l’ensemble des hôpitaux de la capitale et 40 % des bâtiments du tertiaire ainsi qu’une partie de la consommation de 16 communes de la petite couronne dont Vitry, soit l’équivalent de 450 000 logements. Fin 2025, le Conseil de Paris a attribué la concession de service public, qui arrive à échéance le 31 décembre, à un groupement emmené par Dalkia (filiale d’EDF) pour les vingt-cinq prochaines années ; un marché à 15 milliards d’euros. Il vous reste 77.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.