Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Analyse Abel Mestre Le parti d’extrême droite s’est plus souvent distingué pour ses critiques et ses dérapages racistes envers l’équipe de France que pour son soutien lors des grandes compétitions et échoue à trouver des soutiens de poids dans ce sport. Publié aujourd’hui à 14h30 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés C’est une longue histoire tumultueuse qui vient de connaître un nouvel épisode. Dans une interview, mi-mai, au magazine Vanity Fair, Kylian Mbappé, capitaine de l’équipe de France masculine, a assuré être inquiet d’une possible victoire du Rassemblement national (RN) à l’élection présidentielle de 2027. « Moi, ça me touche, je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes », déclare-t-il. Il revendique, en outre, sa condition de « citoyen » et combat « l’idée selon laquelle un footballeur devrait se contenter de jouer et de se taire ». En réponse, le président du parti d’extrême droite, Jordan Bardella, s’en est pris vivement à l’ancien joueur du Paris Saint-Germain, raillant son choix de rejoindre le Real Madrid, juste avant le premier sacre européen du club français en 2025 et alors que le PSG s’apprête à jouer pour conserver son titre, samedi 30 mai face aux Anglais d’Arsenal. « Et moi je sais ce qui arrive lorsque Kylian Mbappé quitte le PSG : le club gagne la Ligue des champions ! (Et peut-être bientôt une deuxième fois.) », a-t-il écrit sur le réseau social X, oubliant ainsi le palmarès et les performances du Français quand il portait le maillot de la capitale. Interrogée sur le sujet, Marine Le Pen a répondu dans les mêmes termes. Cette dernière, comme son parti, n’a jamais caché son désintérêt pour le football, préférant largement le rugby. En 2013, on a ainsi pu voir l’actuelle présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale assister, en compagnie de Louis Aliot (aujourd’hui premier vice-président du RN et maire de Perpignan depuis 2020) à un match de l’USAP, le club perpignanais. Et elle ne s’est pas privée de critiquer les joueurs de l’équipe de France lors du fiasco de la Coupe du monde en Afrique du Sud, en 2010, quand ces derniers avaient refusé de s’entraîner. Elle fustigeait alors des « clans ethniques, religieux qui mettent en place quasiment une sorte d’apartheid au sein même de cette équipe », accréditant ainsi les rumeurs d’une mise à l’écart de certains joueurs blancs et non musulmans. « Ce n’est un secret pour personne, je n’ai pas une attirance particulière pour le football. Plus précisément pour le football professionnel, son étalage indécent d’argent, ses scandales à répétition, sa corruption endémique », écrit-elle quelques années plus tard, en 2016, à l’occasion de l’Euro en France. Il vous reste 59.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Entre le RN et le football, une méfiance toujours réciproque
ANALYSE. Le parti d’extrême droite s’est plus souvent distingué pour ses critiques et ses dérapages racistes envers l’équipe de France que pour son soutien lors des grandes compétitions et échoue à trouver des soutiens de poids dans ce sport.













