Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Intelligence artificielle Intelligence artificielle Intelligence artificielle La philosophe analyse, dans un entretien au « Monde », « Magnifica humanitas », l’encyclique que le pape vient de publier, où il se focalise particulièrement sur l’enjeu de l’IA, dont Anne Alombert est spécialiste. Selon elle, si ce texte souligne les dangers de cette industrie, il évite la facilité de considérer les technologies numériques comme un mal en soi. Article réservé aux abonnés Dans un débat public déjà riche sur l’intelligence artificielle (IA), quelle peut être la contribution d’une encyclique ? La philosophe Anne Alombert, maîtresse de conférences à l’université Paris-VIII, et autrice de De la bêtise artificielle (Allia, 2025), a lu Magnifica humanitas, la première encyclique du pape Léon XIV, publiée le 25 mai. Elle trouve son propos singulier et engagé, en ce qu’il évite le double écueil de l’idéalisme éthéré et du cynisme résigné. Au regard de la quantité de travaux désormais consacrés à l’IA, comment l’encyclique « Magnifica humanitas » aborde-t-elle la question ? Ce texte me semble original à plusieurs titres. Pour commencer, il reconnaît l’ambivalence de toute technologie, en affirmant qu’elle ne constitue ni une solution ni un mal en soi. Il refuse l’alternative simpliste entre technophilie naïve et technophobie réactive. Il insiste ensuite sur la non-neutralité de la technologie, qui « prend le visage de ceux qui la conçoivent, la financent, la régulent et l’utilisent ». Léon XIV ne réduit donc pas l’IA à un problème moral ou éthique, comme le font ceux qui estiment qu’il suffirait d’« aligner » les modèles d’IA sur nos valeurs. Il en fait une question politique, en invitant à se demander qui développe ces systèmes, selon quels modèles économiques, quels projets politiques, et pour quels usages. Il vous reste 78.18% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Anne Alombert, philosophe : « Léon XIV, à partir de l’IA, se livre à un véritable plaidoyer pour l’action publique »
La philosophe analyse, dans un entretien au « Monde », « Magnifica humanitas », l’encyclique que le pape vient de publier, où il se focalise particulièrement sur l’enjeu de l’IA, dont Anne Alombert est spécialiste. Selon elle, si ce texte souligne les dangers de cette industrie, il évite la facilité de considérer les technologies numériques comme un mal en soi.















