Les États-Unis ont affirmé samedi qu’ils avaient les moyens de repartir en guerre contre l’Iran, après avoir assuré qu’un accord de paix ne sera possible que si leurs « lignes rouges sont satisfaites ».Téhéran et Washington sont engagés depuis des semaines dans des discussions indirectes en vue de mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, mais leur issue est incertaine, notamment après les affrontements de cette semaine, les plus graves depuis l’entrée en vigueur de la trêve le 8 avril.Des sources à Washington avaient évoqué jeudi un cadre d’accord prévoyant une extension de 60 jours du cessez-le-feu, mais les pourparlers achoppent encore sur plusieurs points.« L’Iran doit accepter qu’ils n’auront jamais d’arme nucléaire », a écrit vendredi le président Donald Trump sur son réseau Truth Social. Il a également demandé que le stock d’uranium hautement enrichi de l’Iran soit « DÉTRUIT ».Les États-Unis et Israël, dont l’attaque conjointe le 28 février sur l’Iran a déclenché la guerre, accusent Téhéran de vouloir se doter de l’arme atomique, ce qu’il réfute.L’Iran insiste de son côté pour aborder le dossier nucléaire ultérieurement, après la signature du protocole d’accord actuellement en discussion.Ouvrir Ormuz « immédiatement »Autre point de litige : le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures qui est quasiment verrouillé par l’Iran depuis le début de la guerre.Il « doit être ouvert immédiatement » et Téhéran doit s’engager à le déminer, a lancé vendredi M. Trump, alors que son pays de son côté impose un blocus aux ports iraniens. Selon des contacts de marins iraniens cités par l’agence de presse Tasnim, les États-Unis continuent d’empêcher les navires commerciaux iraniens de circuler.Vendredi soir, un responsable de la Maison Blanche a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) que « le président Trump ne signera un accord que s’il est bon pour l’Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites ».Réagissant aux propos de M. Trump, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, a indiqué que « les échanges se poursuivent » avec les États-Unis. Il a par ailleurs défendu « la situation spéciale » du détroit d’Ormuz, en raison de sa localisation dans les eaux territoriales de l’Iran et d’Oman.De ce fait, le député iranien Alireza Salimi a déclaré à l’agence de presse ISNA que seuls l’Iran et Oman étaient « habilités à décider » de sa gestion.Dans ce contexte, le secrétaire américain de la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les États-Unis étaient « tout à fait capables » de reprendre les hostilités contre l’Iran « si nécessaire ».« Nos stocks sont largement adaptés à cet objectif », a-t-il déclaré lors d’un forum sur la défense à Singapour.À Téhéran, les habitants suivent désabusés ces échanges de menaces sur fond de tractations diplomatiques. « Les deux camps tiennent des propos destinés à satisfaire leurs partisans. Il est difficile de savoir qui dit la vérité », commente Ali, un Iranien de 49 ans originaire de Tonekabon, sur la mer Caspienne.
Les États-Unis affirment avoir les moyens de repartir en guerre contre l’Iran
Des sources avaient évoqué une extension de 60 jours de la trêve, mais les pourparlers achoppent sur plusieurs points.












